Cette mise à jour va nous emmener aux abords du village de Cassis. Nous parcourrons le sentier du Petit Prince, à la découverte de la Calanque de Port-Miou et des falaises du Cap Canaille. Ouvrez grand vos yeux et attention au dépaysement !
notes
Nous prenons donc la direction du sud de la france, à la découverte de deux régions qui bordent la Mer Méditérranée : "l'Occitanie" et "Provence, Alpes, Cote d'Azur".
Nous allons traverser les départements de L'Aude, de l'Hérault, des Bouches du Rhône. Nous nous attarderons dans le Parc naturel régional de Camargue, dans le Parc naturel régional du Luberon,
dans le Parc naturel régional des Alpilles ainsi que dans le Parc national des Callanques. Nous nous arrêterons dans des lieux typiques tels que Carcassonne, les Saintes Maries de la Mer,
Roussillon ou encore Cassis.
Nous partons dans l'après-midi pour arriver, après 4 heures de route, dans la ville de Carcassonne. Nous décidons de dormir sur place afin de visiter la cité médiévale le lendemain.
Nous avons été impressionnés par ce site, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997. En effet, la taille de cette cité médiévale ainsi que son état de conservation en font un lieu exceptionnel en Europe. On peut y admirer son château comtal et la basilique Saint-Nazaire.
Après avoir arpenté les rues de la cité, nous prenons la route en milieu d'après-midi pour le Grau du Roi.
Après deux heures de route, nous arrivons en toute fin d'après-midi au Grau du Roi. Nous marquons ainsi notre entrée dans une région emblématique, la Camargue. Plus spécifiquement, nous sommes en
Petite Camargue, qui désigne la partie de la Camargue située à l'ouest du Petit-Rhône.
Le Grau du Roi nous laissera le temps d'admirer un de ces merveilleux couchers de soleil et nous accueillera pour la nuit.
C'est une ville atypique tournée vers la mer, constituée de nombreux canaux et bassins d'amarrage,
qui en fait le 1er port de plaisance d'Europe.
Au petit matin, nous reprenons la route et à quelques kilomètres de Grau du Roi, nous nous arrêtons à Aigues-Mortes, toujours en Petite Camargue. Aigues-Mortes se distingue par ses salins,
mais aussi par les remparts qui entourent la petite ville, construits par Saint Louis en 1248. Une balade sur les hauteurs de la ville à vous donner le tournis !
C'est du port d'Aigues-Mortes que partirent les septièmes et huitèmes croisades pour Tunis, commandées par Saint Louis. La Tour de Constance, lieu emblématique où furent emprisonnés les Templiers, domine les remparts.
Un peu plus tard dans la journée, nous prenons la direction des Saintes Maries de la mer. Ce village qui date du IVéme siècle, est situé dans le parc régional de Camargue et en est sa capitale.
Ce village se distingue comme étant un lieu de pélerinage pour les gitans d'Europe qui viennent honorer Sara, la Vierge noire. Du toit de l'église, on peut comtempler le bleu turquoise de la mer que nous nous empressons de rejoindre !
A l'opposé, de vastes étendues sauvages entourent le village où s'établissent les manades avec taureaux et chevaux camarguais.
Nous gardions le meilleur pour la fin ! Nous reprenons la route pour nous arrêter au Parc ornithologique du Pont de Gau. Dans de vastes étendues sauvages constituées de roseaux, de marais et d'étangs,
une époustouflante biodiversité se dévoile au fur et à mesure de nos pas. Parmi de nombreuses espèces, se distinguent flamants rose, cigognes ou encore hérons cendrés.
Ce qui est remarquable, c'est que tout à chacun peut les observer en suivant des sentiers balisés dans un milieu naturel exceptionnel. Puis nous partons pour le Mas de Recaute, dans le Luberon.
Nous avons donc quitté la Camargue et nous avons passé la nuit au Mas de Recaute, une adresse à noter pour qui veut séjourner autrement. Nous passons cette troisième journée dans le parc régional du Luberon, en nous émerveillant
au fur et à mesure de notre parcours. Le matin, nous passons devant le village de Lourmarin, paysage typique de carte postale de la vie Provençale. Bordé de vignes et d'oliviers avec en paysage de fonds
le massif du Luberon, le village inspira Albert CAMUS et Henri BOSCO qui y vécurent. Un des plus beaux villages de France.
Nous nous dirigeons maintenant vers le nord en empruntant la départementale 943 qui sillonne le long de la Combe de Lourmarin. La route suit le tracé de l'Aigue Brun, cours d'eau qui coule au creux de profondes gorges faites de calcaire et parsemées de pins.
Cette route va nous permettre de traverser le Massif du Luberon du sud au nord. La combe de Lourmarin sépare les massifs du petit et du grand Luberon. Une combe est une vallée creusée au sommet, dominée de chaque côté par des versants escarpés. Une petite route touristique à vous couper le souffle !
La D943 nous amène après de nombreux lacets et ascensions, à un de ces magnifiques villages perchés du Luberon, "Chez Bonnieux". Habitat typiquement méditerranéen et ancienne cité papale,
ses maisons ont gardé leur aspect médieval où rues escarpées et pentues, fontaines et lavoirs se succèdent. Au sud du village, nous avons une vue sur le Petit Luberon, alors qu'au nord nous pouvons apercevoir le Mont Ventoux.
A quelques kilomètres au nord du village se dresse le Pont Julien, édifice romain de la voie Domitienne en parfait état, datant de l'an 3 avant JC.
Nous montons un peu plus au nord dans le parc régional du Luberon pour nous arrêter à Roussillon. Tout d'abord nous sommes attirés par les petites ruelles et les façades colorées des maisons, que le soleil subliment.
Le village est situé sur le plus important gisement d'ocre au monde, exploité depuis l'Empire Romain. Le "sentier de l'ocre", situé aux portes du village, nous emmène dans un univers exceptionnel
où le soleil fait ressortir une palette de couleurs éclatantes au milieu d'un paysage sculpté par l'eau, le vent et l'homme. Cowboys et indiens pourraient surgir à tout moment !
Du village de Chez Bonnieux, nous apercevions le Mont Ventoux et nous avions décidé de nous y rendre après avoir visité Roussillon. Petite erreur de GPS et nous nous retrouvons... dans le parc régionnal des Alpilles, au Château des Baux !
Le parc est situé sur un massif calcaire isolé qui se distingue facilement au milieu de la plaine côtière. Le Château des Baux surplombe les falaises et veille sur ce territoire méditerranéen. Les 350000 oliviers qui couvrent 3000 ha du parc ont permis de créer une AOC oléicole "Vallée des Baux" de qualité exceptionnelle.
Après avoir passé la nuit à Aubagne, nous mettons le cap au petit matin sur Marseille. Au port de la Pointe Rouge, nous embarquons sur un petit bateau pour découvrir la partie maritime du Parc national des Calanques.
Entre îles et côtes, nous nous arrêtons dans certains sites somptueux. Le débarquement est interdit sur la plupart des îles qui servent de refuge à la faune et la flore. Nos yeux s'emerveillent devant les falaises calcaires bordées par une eau turquoise de sites tels que l'archipel de Riou, la calanque de Sormiou ou celle des Contrebandiers.
De "retour sur Terre", nous en profitons pour manger puis nous reprenons la route pour nous rendre à l'autre extrémité du parc nationnal des Calanques. A notre arrivée à Cassis, ce sont de hautes falaises de couleurs caractéristiques qui plongent dans la mer, qui illuminent le panorama.
Appelées les falaises Soubeyranes, elles constituent à l'ouest, vers Cassis, le Cap Canaille qui culmine à 394 m. Nous nous arrêtons à Cassis afin de profiter d'une petite balade sur la presqu'île de Bestouan à la découverte de la calanque de Port-Miou et de la Baie de Cassis.
Nous rentrons sur Marseille où nous avions réservé un hôtel à la Pointe Rouge. Nous empruntons alors une route sinueuse mais ô combien magnifique. Elle traverse de part en part le Parc national des Calanques, en passant par le col de la Gineste.
Cette route du col de la Gineste (la D 559) permet de relier Cassis à Marseille et offre de spectaculaires panoramas sur le massif des Calanques, les îles de Frioul, le domaine de Luminy, le Mont Puget ou encore Marseille.
Nous laissons la voiture au col et marchons un peu afin de profiter de cette lumière de fin d'après-midi.
Cette journée marque la fin de notre séjour dans le sud de la France. Nous décidons de profiter une dernière fois des paysages extraordinaires du Parc national des Calanques.
Nous reprenons la D559 en direction de Cassis et nous nous arrêtons de nouveau au Col de la Gineste. La lumière matinale offre une nouvelle exposition pour la prise de vue.
Nous prenons le sentier qui mène vers la Butte du Pain de Sucre et qui va nous faire découvrir le col Ricard, le vallon de Chalabran et nous mener au plus près des falaises de Luminy et du Mont Puget.
Après cette petite randonnée, nous partons pour Cassis. Une fois restaurés, nous empruntons une partie du GR98-51 qui longe les calanques de Port Miou et de Port Pin. De magnifiques panoramas s'ouvrent alors à nos yeux.
Au niveau de la Calanque de Port Pin, nous laissons le GR sur notre droite pour continuer jusqu'à la Pointe de la Cacau. Nous apercevons alors la Pointe d'en Vau qui marque l'entrée de la calanque du même nom.
Chassés par le temps, nous revenons sur Cassis avant de partir pour Nîmes, où nous passerons notre dernière nuit dans le sud.